SHAKESPEARE (NO EXIT)

 

"Un jour, ma sœur a offert à mon fils, un petit livre. Sympa...

C’est l'histoire d'un petit hippopotame qui veut être pompier, mais il a peur du feu. Il veut être aviateur, mais il est nul en maths, il veut être chirurgien mais il a peur du sang. Il veut être super-héros mais il a le vertige…

Au final, il ne sait rien faire, il est incompétent… alors il devient comédien…"

 

Une metteure en scène au bord de la crise de nerfs flanquée d’une assistante tout autant lunaire qu’inattendue. Une audition comme un cauchemar, comme personne n’aimerait en passer. Quatre comédiens, deux femmes, deux hommes.  Ils peuvent être timides, vaniteux, narcissiques, infantiles, habités par leurs angoisses, leur médiocrité mais ils sont tous là, rassemblés sur le plateau, pour jouer Shakespeare, les grands « tubes » shakespeariens.
 Alors forcément, dans l’ombre ou dans la pleine lumière, sur un sol à damiers noirs et blancs, ils sont là, eux aussi.  Hamlet, la reine Gertrude, Ophélie, Roméo et sa Juliette, la truculente nourrice, le couple Capulet, Richard III, Lady Anne. Des  personnages, des mots, beaucoup de mots, des passions de papier et d’encre, des paroles gelées en attente de chair, de souffle, d’énergie, de vie.  
Au fil des répétitions, entre pleurs et cabotinage, éclats de rire ou volée de gifles, encore une fois, la rencontre se fera, encore une fois s’accomplira le miracle fragile du théâtre. Sur le plateau nu, les corps et les cœurs feront peu à peu taire leur quotidien, leurs mesquineries, leurs peurs, les voix s’embraseront des questionnements d’Hamlet, de la folie d’Ophélie, des vertiges de Richard III, du trouble de Lady Anne.
Shakespeare (No exit), mais  Shakespeare sera assez grand pour nous faire grandir.

 Pas une âme n'aura pitié de moi (Shakespeare) tente de traduire l’impact des héros shakespeariens sur ceux qui la racontent aujourd’hui. Un théâtre qui montre dindividus contemporains essayant de se confronter à l’épreuve du miroir par le langage. Un théâtre qui cherche à savoir qui nous sommes et dans quel monde.
Comment trouver sa place ? Comment s’assurer - ou se rassurer - de sa légitimité ? Contre quoi, contre qui lutte-t-on? Qu’est-ce qui se joue à l’intérieur d’un groupe, d’un clan ? Quels sont les enjeux de ces rapports humains, les enjeux de ces normes et de ces codes ? Et plus largement, qu’est-ce que l’espace politique? Quel engagement pouvons-nous avoir au sein d’un ensemble? Quelle est la place de l’homme dans la société et quel est son impact sur elle?

Une étude sur la création théâtrale, « le théâtre dans le théâtre », son rôle, qui interroge les notions de pouvoir, d’héritage et de transmission, l’ambiguïté de l’être, l’absurdité de sa condition, mais aussi son pouvoir de lucidité et d’émerveillement en s’appuyant sur la tragédie shakespearienne. Toujours avec humour.
Car Pas une âme n'aura pitié de moi (Shakespeare) c’est aussi un univers complètement délirant, où règnent imaginaire et surréalisme.
Une aventure cavalière et extrèmement joyeuse !

 

Mise en scène Juliette Delfau assistée de Nicole Ciappara

Avec Jérémie Chaplain, Luc Chareyron,  Nicole Ciappara, Juliette Delfau, Ingrid Lebrasseur, Caroline Fornier...

Lumières: Laurent Deconte et Sophie Besse

Son: Ingrid Lebrasseur, Nicole Ciappara,et Rémi Delabre

Costumes: Dominique Fournier

Conseil scéno: Blanche Nzuro

 

au Théâtre Aristide Briand et dans la région Rhône-Alpes en janvier et février 2020